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La situation:
Madagascar est une île montagneuse de l’ Océan Indien au sud de l’équateur. Elle est séparée de 400 Km de la côte Africaine.
Le Tropique du Capricorne traverse le sud du pays de Tuléar à Vagaindrano. La longueur du pays est de 1600 Km et sa largeur
est de 600 Km. Madagascar est située à 9000 Km de Paris.
La superficie:
La superficie est de 587 041 Km² pour 5000 Km de côtes. Elle représente la France, la Belgique, le Luxembourg et la Hollande réunis. Ce qui la place au 46 ème rang mondial pour la superficie.
La population:
L’île est peuplée de 18 millions d’habitants. Le taux démographique est de 3,3% et la moitié de la population a moins de 25 ans.
Un malgache sur 4 vit en ville (75% des malgaches vivent en milieu rural). L’espérance de vie moyenne est de 51 ans pour les
hommes et 54 ans pour les femmes. 7 millions de malgaches sont considérés comme pauvres et 3000 personnes vivent de mendicité dans la capitale.
La capitale: Antananarivo
La capitale de Madagascar est située en plein centre de l’île. Elle est peuplée de 1 200 000 habitants.
Langue:
La langue de l’île est le malgache mais parlée avec 18 variantes qui correspondent aux 18 ethnies. Mais c’est le merina qui la langue officielle. Le français est très utilisé étant donné que Madagascar est un pays francophone.
La monnaie:
La monnaie est le Ariary. Aujourd’hui, le taux de change est de 1euro = environ 2720,00 ariary.
Religions:
50% des malgaches sont animistes, 40% sont chrétiens (catholiques ou protestants), 5% sont musulmans.
Les provinces:
Madagascar est constitué de 6 provinces
- Diego Suarez
- Antananarivo
- Toamasina
- Mahajanga
- Fianarantsoa
- Toliary
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.:: Les différentes ethnies |
Les habitant de la côte est:
* Les Betsimisaraka: C’est le groupe le plus important. Ils occupent la bande côtière du centre et du nord Est. (Tamatave,Ile Ste Marie…). Profitant d’une bonne situation géographique, ce peuple a toujours vécu de cultures diverses. Chaque clan (zafiraminia) a son chef et s’entour de nombreuses superstitions.
* Les Antaimoro: Ils sont installés de Manakara à Vohipeno. Ils d’origine Arabe. Mais seuls quelques uns restent musulmans. Ils sont à l’origine du papier Antaimoro.
* Les Antaifasy: Ils vivent dans la région de Farafanga. Ils représentent un petit groupe lui-même divisé en 3 clans.
* Les Antaisaka: Originaires de la région de Vaingaindrano, ils se sont répandus dans tout le pays pour fournir des travailleurs temporaires aux régions déficitaires en main d’œuvre.
* Les Antanosy : Installés dans la région de Fort Dauphin, ils sont originaires d’Afrique noire et ont subi une influence islamique moindre. Sous la domination merina, au 18 ème siècle, ils ont émigré vers la côte ouest, où l’on trouve encore d’importantes communautés le long du fleuve Onilahy.
* Les Antambahoaka: A Mananjary, les origines arabes sont encore très vivantes, comme en témoigne la pratique de la circoncision lors d’une cérémonie, le Sambatra, organisée tous les 7 ans et qui donne lieu à une fête qui dure près de 4 semaines où la consommation de la viande hallal est de rigueur.
Les habitants du Sud:
* Les Mahafaly et les Antandroy: Ils habitent l’extrême Sud. Ils savent s’adapter aux dures conditions de la brousse épineuse. Insouciants mais courageux, ils sont d’un caractère rude et forgé pour une vie difficile sur une terre aride. Ils restent très attachés aux traditions ancestrales. Ils pratiquent encore le sacrifice animal et se couvrent le visage de sang en signe purification.
* Les BaraIls : vivent vers Ihosy, sur les plateaux inférieurs du sud. Peuple de pasteurs, ils conduisent des milliers de bêtes à travers la savane.
Les habitants de l’Ouest et du Nord:
* Les Sakalava et les Vezo: Ils sont considérés comme d’excellents pêcheurs. Jusqu’à la date de la prise de pouvoir de merina, le peuple sakalava était le plus important de l’Ile. Aujourd’hui, ce groupe ethnique est métissé avec des arrivants de toutes provinces. Leurs croyances mêlent vaudou africain, islam et protestantisme.
* Les Antankarana: Ils sont installés dans le Nord de l’Ile. Pour la plupart, ils sont pêcheurs et éleveurs. Ils pratiquent un dérivé de l’Islam mélangé avec le culte des ancêtres.
* Les Tsimihety: Ils sont descendants de pirates. C’est un peuple rebelle et soumis. Peuple solide d’éleveurs et de riziculteurs, ils se sont largement répandus sur les hauteurs nord-est de la province Majunga.
* Les Mikea: Ce tribu est la plus primitive de l’Ile vivent de la cueillette et de la pêche et fabriquent des armes rudimentaires.
Les habitants des Hautes Terres:
* Les Merina: Ils habitent le centre du pays et sont de type malais. Ils se divisent en 3 classes sociales proches des castes : les Andriana ( la noblesse), les Hova (les roturiers), les Andevo (descendants d’esclaves). Malgré que le système des castes soit officiellement abrogé, il est toujours très présent dans les esprits. Groupe dominant ayant écrit les grandes pages de l’histoire malgache, les merina se sont répandus sur tout l’Ile en tant que commerçants, fonctionnaires, cadres de grandes entreprises.
* Les Betsileo: Installés plus au sud, ils ont longtemps lutté contre la domination de leurs voisins. Ils ont gardé e leurs ancêtres indonésiens des rites particuliers, une maîtrise de l’irrigation et un art de la riziculture dans égal.
* Les Zafimaniry constituent un sous groupe important de Betsileo. Ils sont connus pour la qualité de leur sculpture sur bois.
* Les Sihanaka: Ils occupent la région du lac Alaotra. Leur comportement est proche de celui des merina. Spécialisés dans la riziculture inondée, ils organisent de grandes fêtes à la fin de chaque récolte.
*Les Bezanozano et les Tanala: Ils vivent des ressources de la forêt et de la culture sur brûlis après défrichage. Mais leur mode de vie devient de plus en plus difficile à conserver. Ils sont experts dans la confection d’infusion médicinale.
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Croyances et traditions. ::. |
Face à la diversité des races et des modes de vie, la conception de l’homme et de l’univers demeure un facteur d’unité profonde.
Zanahary le créateur:
Contrairement à de nombreux peuples animistes, les Malgaches croient à un dieu unique : le Zanahary (celui qui a créé). Cet état de fait facilita la tâche des missionnaires qui eurent moins de mal à convaincre la population que ce nom de Zanahary désignait aussi le dieu des chrétiens. Actuellement si le christianisme est religion courante à Madagascar, les pratiquants ne sont que 40 % de la population. Christianisme et croyances ancestrales font souvent bon ménage.
Les âmes et les ancêtres:
La base même des croyances est simple mais varie à travers le pays. Les relations Dieu / Hommes sont régies par l’intermédiaire des âmes et des esprits ou, des ancêtres. Ces derniers sont chargés par le créateur de veiller sur les vivants. Les âmes des ancêtres qui contrôlent ainsi la soumission des descendants aux règles de la tradition, sont les garantes de l’ordre sur terre et peuvent apporter leur bénédiction mais aussi punir. C’est cette crainte des ancêtres qui est à l’origine du culte des morts.
Le culte des morts:
Les ancêtres pivots de la société malgache font l’objet d’un respect mêlé de craintes qui s’expriment au travers de nombreuses cérémonies rituelles.
* Les rites funéraires: Synonymes de réjouissances et de dépenses extraordinaires, ces rites jouent un rôle primordial à Madagascar. Il faut fêter l’entrée du mort au royaume des ancêtres. Une fois le mort lavé, revêtu de ses plus beaux habits, il est enveloppé d’un linceul de soie. Le corps est alors exposé pendant quelques jours dans la maison. Ensuit, le transport de la dépouille jusqu’au tombeau est précédée d’un passage à l’église pour les chrétiens.
* En hommage aux ancêtres: L’exhumation des morts à lieu pendant les mois d’hiver (août…). La date de la cérémonie est fixée par un devin astrologue. En pratique, le tombeau est ouvert, les corps sont exhumés puis dépouillés de leurs linceuls. Les corps sont ensuite enveloppés dans des linceuls de soie neuf. Les participants promènent les corps autour du tombeau et les replacent dans leur demeure. La cérémonie se déroule dans l’allégresse générale.
Les interdits (les fady):
Axée sur le respect d’un ordre naturel préétabli, la religion traditionnelle malgache rythme le quotidien par un contact permanent des vivants avec le sacré. La puissance des interdits dans la vie de tous les jours en est un signe évident. Le comportement des individus est régi par des usages et des interdits. Violer un usage entraîne le déshonneur et enfreindre un interdit implique un châtiment.
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